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Audrey ici, votre adepte d’une vie libérée dans les bons moments… et aussi dans les moments plus, disons, incertains. Et pour beaucoup d’entre nous, en ce moment, l’incertitude règne.

Nos écrans sont envahis d’informations sur le coronavirus, tout comme nos conversations et nos têtes. Et, quoi que vous pensiez de ce qui est en train de se passer, d’une certaine manière, vous ne pouvez pas ignorer la situation.

Je ne suis donc pas ici pour vous dire quoi penser, mais je voudrais vous faire part de quelques réflexions qui me sont venues au cours de cette dernière semaine, en lisant, en échangeant, en obtenant ou en donnant des conseils.

Ce ne sont pas des réflexions sur l’aspect médical du virus. Vous en trouverez des tonnes sur internet et dans les médias (et nous savons tous qu’il faut se laver les mains, non ?)….  ce sont plutôt des réflexions sur nous.

Des réflexions sur vous. Et sur moi.

Et sur comment nous choisissons de nous comporter à travers tout ça.

Comment montrer le meilleur de soi-même et comment continuer à avancer dans cette période trouble ?

Voici quelques réflexions :

👉 La distanciation sociale. Est importante. Et est aussi complètement mal nommée.

Je vous contacte par ce blog. Nous ne sommes pas socialement distants. Aujourd’hui, j’ai discuté avec une bonne copine à Lyon via FaceTime. Elle était en train de décongeler son frigo, et je me demandais si je devais écrire cet article, et nous avons creusé le sujet en profondeur. Nous n’étions pas socialement distantes.

Alors appelons un chat un chat : c’est une distanciation physique. Il ne s’agit pas de s’isoler du contact humain ; il s’agit de s’isoler de la proximité physique.

Je ne cherche pas à couper les cheveux en quatre mais c’est une distinction importante. Parce qu’aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin les uns des autres, et cela ne fait, probablement, que commencer. Alors, ne nous éloignons pas socialement. Eloignons-nous physiquement si nécessaire, mais rapprochons-nous de toutes les autres façons possibles.

👉 Soyez créatifs. En 1665, lorsque l’université de Cambridge a fermé à cause de la peste bubonique, Isaac Newton a dû faire du télé-travail… et il en a profité pour développer le calcul et la théorie de la gravité.

Cela ne veut pas dire que la peste bubonique était quelque chose de merveilleux !

Cela signifie juste que Newton a utilisé ce temps pour développer le calcul et la théorie de la gravité.

Que pourriez-vous faire de ce temps ? De ce temps qu’aucun d’entre nous n’aurait choisi d’avoir ?

Parce que (comme je le dis si souvent) la créativité (et le mouvement) passe par la contrainte. J’ai travaillé avec suffisamment de personnes pour savoir que ce sont les circonstances difficiles qui nous poussent à penser différemment et à faire bouger les choses.

Cette fois-ci, ce n’est pas ce que nous aurions choisi. Mais c’est ce avec quoi nous devons faire.

Alors, comment pouvons-nous utiliser ce temps de confinement, et non le combattre.

👉 Lockdown (verrouillage). Un autre mot que j’entends et qui fait naître la peur dans le cœur des gens. J’ai deux réactions épidermiques face à l’enfermement : me battre ou m’enfuir. Ou : me figer.

Un lockdown, c’est comme être immobilisé, les yeux grands ouverts dans les phares de la voiture qui nous arrive droit dessus 👀. C’est se calfeutrer pour se protéger des cambrioleurs. Verrouillage.

… Ok, bon. On peut peut-être changer ce mot pour qu’il reflète ce qu’il veut vraiment dire dans un cas comme aujourd’hui ? Il signifie « tout faire pour créer votre cocon et y rester » (si nécessaire bien sûr !). Faire son nid. Il signifie aussi « rassembler vos proches et échanger avec eux par le biais d’Internet plutôt que face à face ». Il signifie être réaliste mais rester ouvert.

Vous ne vous déplacez peut-être pas physiquement en ce moment (et, croyez-moi j’en souffre autant que vous) mais votre esprit, votre cœur et votre âme ne sont pas enfermés. Alors ne les laissez pas s’enfermer tout seuls.

👉 Soyez gentil. S’il vous plaît.

Je sais que les lecteurs de ce blog sont parmi les personnes les plus gentilles qui soient, mais cela me brise le cœur de voir des commentaires du type « ça n’affecte que les personnes qui ne sont pas en pleine santé, non ? » Mis à part le fait que c’est un peu le cas, rappelons-nous que ce sont de vraies personnes dont vous parlez.

Autour de nous, il y a beaucoup de gens qui bougent, qui font des choses et qui changent le monde… mais qui vivent avec des conditions cachées.

Ces gens ne sont pas un groupe anonyme étiqueté « personnes ayant des conditions préexistantes » ; ces gens sont mes amis, les vôtres, et certaines des personnes que vous trouvez si inspirantes. Ils/Elles sont réel.le.s. Alors réfléchissons à ce que nous faisons et à notre manière de nous exprimer quand les gens ont peur.

Vous ne savez pas quoi dire ? Alors concentrez-vous sur les choses que l’on peut faire, avec ce qui est entre nos mains.

👉 Suivez l’actualité (mais ne vous laissez pas emporter par elle)

Oui, nous devons nous tenir informés… mais pas à chaque minute. Ni même toutes les heures. Une fois par jour est amplement suffisant pour se tenir au courant et savoir ce qui se passe (ok, deux fois si vous êtes un accro de l’info !).

Nous n’avons jamais eu autant d’informations au bout de nos doigts, et même si c’est fantastique à tant d’égards, c’est aussi une dépendance. Et cela peut nous empêcher de bouger et de voir à travers nos propres yeux. Reprenons donc le contrôle de notre façon de voir les choses.

Je sais que je suis partiale dans tout cela.

Depuis des années, je travaille « à distance » et pourtant… cela ne m’a jamais semblé distant (pas après que j’ai appris à l’exploiter). Donc oui, j’ai l’habitude de me connecter à mes amis, ma famille, tout un tas d’opportunités professionnelle en ligne et au téléphone.

Je sais par expérience que la distance physique n’est pas nécessairement une distance sociale, je sais ce que c’est que de continuer à avancer et à créer malgré les contraintes. Et même si je ne veux pas minimiser ce qui se passe… je veux que vous voyiez combien de possibilités émergent de cette situation. Pas seulement d’un point de vue technique. Mais surtout dans la manière dont nous avançons, en tant qu’individus, quoi qu’il arrive.

Alors que pouvons-nous faire pendant cette période de latence et de confinement ? Comment pouvons-nous nous détourner d’une actualité en continue et nous servir du temps qui nous est offert pour nous concentrer sur ce que nous pouvons améliorer ? Comment pouvons-nous être la meilleure version de nous-même ? Ce sont les bonnes questions à se poser.

Parce que le monde a besoin de beaucoup de choses en ce moment, et l’une d’entre elles est des personnes qui prennent des initiatives.

Aussi petites soit-elles.

Je sais que je peux compter sur vous pour être l’un de ces personnes.

Voilà.

PS : veuillez noter que oui, je sais que ce virus aura un impact disproportionné sur les personnes aux revenus les plus faibles. J’y ai beaucoup réfléchi. Mais je sais aussi que le fait de rester enfermé dans la peur, de s’isoler et de s’éteindre ne changera rien à cela. En en restant là, rien n’est créé et rien n’avance.

Contrôlons ce que nous pouvons, avec ce que nous avons.

Photo by Daniel Tafjord